Produits chimiques, batteries au lithium, aérosols, peintures, gaz sous pression : ces marchandises voyagent sous une réglementation stricte, propre à chaque mode de transport. Nous prenons en charge la classification, l'emballage, la documentation et l'acheminement, par mer, par route et par air.
Ici, l'improvisation coûte cher — en temps, en argent, et parfois davantage.
Une marchandise dangereuse mal déclarée est immobilisée au port ou refusée à l'embarquement. Dans le meilleur des cas, vous perdez le départ et payez du stockage. Dans le pire, l'expéditeur engage sa responsabilité, car une déclaration inexacte met en danger l'équipage d'un navire ou d'un avion.
Le point de départ n'est jamais la marchandise elle-même, mais sa fiche de données de sécurité. C'est elle qui donne le numéro ONU, la classe et le groupe d'emballage — et donc ce qui est possible, à quelles conditions, et par quel mode.
Toute marchandise réglementée appartient à l'une de ces neuf classes. Elle détermine l'emballage, l'étiquetage, les incompatibilités de chargement et les documents exigés.
Le piège le plus fréquent : croire que sa marchandise n'est pas concernée. Parfums, vernis à ongles, aérosols cosmétiques, batteries de téléphones, peintures, engrais, produits d'entretien, briquets — tous relèvent d'une classe réglementée. Beaucoup d'expéditions sont bloquées non par malveillance, mais parce que personne n'avait lu la section 14 de la fiche de sécurité.
C'est la raison pour laquelle le mode de transport se décide avant l'emballage. Un colis conforme pour la route peut être refusé à l'embarquement d'un avion.
L'accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route. Il fixe les quantités limites, la signalisation du véhicule, la formation du conducteur et les documents à bord. C'est le cadre qui s'applique à vos flux terrestres, notamment sur le corridor Espagne–Maroc.
Le code maritime international des marchandises dangereuses, publié par l'Organisation maritime internationale. Il régit l'empotage des conteneurs, la ségrégation entre classes incompatibles et la déclaration remise à la compagnie. La plupart des volumes importants passent par ce cadre.
Les règles de l'Association du transport aérien international. Ce sont les plus restrictives des trois : quantités très limitées, emballages spécifiques, et la possibilité pour la compagnie de refuser un envoi à sa seule appréciation. Les batteries au lithium y font l'objet d'une attention particulière.
Un déroulé identique pour chaque dossier, parce que c'est la répétition rigoureuse qui évite les incidents.
Vous nous transmettez la FDS du produit. Nous en extrayons le numéro ONU, la classe, le groupe d'emballage et les restrictions applicables. Sans ce document, aucune expédition sérieuse ne peut être organisée.
Mer, route ou air selon la classe, le volume, le délai et la destination. Nous vérifions aussi les incompatibilités de chargement si la marchandise doit voyager avec d'autres produits.
Emballages homologués ONU adaptés au groupe d'emballage, étiquettes de danger, marques d'orientation et mentions réglementaires. Nous contrôlons la conformité avant enlèvement, pas au port.
Déclaration de marchandises dangereuses, certificat d'empotage lorsque le mode l'exige, et l'ensemble des pièces attendues par la compagnie et par l'administration des douanes.
Réservation auprès d'une compagnie qui accepte la classe concernée, suivi du dossier, formalités douanières et livraison finale. Un seul interlocuteur du début à la fin.
Ce sont trois réglementations pour trois modes de transport. L'ADR encadre la route, le code IMDG le transport maritime, et les IATA Dangerous Goods Regulations le fret aérien. Une même marchandise peut être acceptée par l'un et refusée par l'autre, ou exiger un emballage différent. C'est pour cette raison que le mode de transport se décide avant l'emballage, jamais après.
Au minimum : la fiche de données de sécurité (FDS) du produit, une déclaration de marchandises dangereuses signée par l'expéditeur, et selon le mode, un certificat d'empotage du conteneur. La FDS est le document de départ — sans elle, aucune classification n'est possible. Demandez-la à votre fournisseur dès la commande, pas au moment de l'expédition.
La fiche de données de sécurité le dit : la section 14 indique le numéro ONU, la classe et le groupe d'emballage. Beaucoup d'expéditeurs découvrent trop tard que leur marchandise est réglementée — batteries au lithium, aérosols, parfums, peintures, produits d'entretien, engrais. Envoyez-nous la FDS, nous vous répondons rapidement.
Oui, et ce sont parmi les envois les plus contrôlés. Elles relèvent de la classe 9 et les règles diffèrent selon qu'elles sont seules, contenues dans un équipement ou emballées avec. Les compagnies aériennes appliquent des restrictions strictes et refusent régulièrement des envois mal préparés. Ne les déclarez jamais comme marchandise ordinaire.
Parfois, mais pas toujours. Certaines classes sont incompatibles entre elles et ne peuvent pas voyager dans le même conteneur. C'est une vérification que nous faisons systématiquement avant de proposer un groupage — un mauvais assemblage ne coûte pas seulement un retard, il fait courir un risque réel.
Prévoyez un délai supplémentaire pour la constitution du dossier, la validation par la compagnie et parfois une inspection. Ce délai varie fortement selon la classe, le mode et la destination : nous vous le donnons précisément une fois la FDS analysée, plutôt que de vous annoncer un chiffre qui ne vaudrait rien.
Numéro ONU, classe, volume, origine et destination : avec ces éléments, nous revenons vers vous sous 24 heures ouvrées avec une solution et un prix.