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Transport de marchandises dangereuses

Produits chimiques, batteries au lithium, aérosols, peintures, gaz sous pression : ces marchandises voyagent sous une réglementation stricte, propre à chaque mode de transport. Nous prenons en charge la classification, l'emballage, la documentation et l'acheminement, par mer, par route et par air.

Produits sensibles

Une erreur de classification, et la marchandise ne part pas

Ici, l'improvisation coûte cher — en temps, en argent, et parfois davantage.

Une marchandise dangereuse mal déclarée est immobilisée au port ou refusée à l'embarquement. Dans le meilleur des cas, vous perdez le départ et payez du stockage. Dans le pire, l'expéditeur engage sa responsabilité, car une déclaration inexacte met en danger l'équipage d'un navire ou d'un avion.

Le point de départ n'est jamais la marchandise elle-même, mais sa fiche de données de sécurité. C'est elle qui donne le numéro ONU, la classe et le groupe d'emballage — et donc ce qui est possible, à quelles conditions, et par quel mode.

  • Classification UN et détermination du groupe d'emballage
  • Emballages homologués, étiquetage et marquage conformes
  • Dossier documentaire complet et dédouanement
Envoyer une fiche de sécurité
Classification ONU

Les neuf classes de danger

Toute marchandise réglementée appartient à l'une de ces neuf classes. Elle détermine l'emballage, l'étiquetage, les incompatibilités de chargement et les documents exigés.

Classe 1Matières et objets explosibles
Classe 2Gaz comprimés, liquéfiés ou dissous
Classe 3Liquides inflammables
Classe 4Solides inflammables et matières auto-réactives
Classe 5Matières comburantes et peroxydes organiques
Classe 6Matières toxiques et infectieuses
Classe 7Matières radioactives
Classe 8Matières corrosives
Classe 9Matières dangereuses diverses, dont batteries au lithium

Le piège le plus fréquent : croire que sa marchandise n'est pas concernée. Parfums, vernis à ongles, aérosols cosmétiques, batteries de téléphones, peintures, engrais, produits d'entretien, briquets — tous relèvent d'une classe réglementée. Beaucoup d'expéditions sont bloquées non par malveillance, mais parce que personne n'avait lu la section 14 de la fiche de sécurité.

Trois modes, trois cadres

ADR, IMDG, IATA : la même marchandise, des règles différentes

C'est la raison pour laquelle le mode de transport se décide avant l'emballage. Un colis conforme pour la route peut être refusé à l'embarquement d'un avion.

Route

ADR

L'accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route. Il fixe les quantités limites, la signalisation du véhicule, la formation du conducteur et les documents à bord. C'est le cadre qui s'applique à vos flux terrestres, notamment sur le corridor Espagne–Maroc.

Mer

Code IMDG

Le code maritime international des marchandises dangereuses, publié par l'Organisation maritime internationale. Il régit l'empotage des conteneurs, la ségrégation entre classes incompatibles et la déclaration remise à la compagnie. La plupart des volumes importants passent par ce cadre.

Air

IATA DGR

Les règles de l'Association du transport aérien international. Ce sont les plus restrictives des trois : quantités très limitées, emballages spécifiques, et la possibilité pour la compagnie de refuser un envoi à sa seule appréciation. Les batteries au lithium y font l'objet d'une attention particulière.

Comment nous procédons

De la fiche de sécurité à la livraison

Un déroulé identique pour chaque dossier, parce que c'est la répétition rigoureuse qui évite les incidents.

Analyse de la fiche de données de sécurité

Vous nous transmettez la FDS du produit. Nous en extrayons le numéro ONU, la classe, le groupe d'emballage et les restrictions applicables. Sans ce document, aucune expédition sérieuse ne peut être organisée.

Choix du mode et vérification des compatibilités

Mer, route ou air selon la classe, le volume, le délai et la destination. Nous vérifions aussi les incompatibilités de chargement si la marchandise doit voyager avec d'autres produits.

Emballage, marquage et étiquetage

Emballages homologués ONU adaptés au groupe d'emballage, étiquettes de danger, marques d'orientation et mentions réglementaires. Nous contrôlons la conformité avant enlèvement, pas au port.

Constitution du dossier documentaire

Déclaration de marchandises dangereuses, certificat d'empotage lorsque le mode l'exige, et l'ensemble des pièces attendues par la compagnie et par l'administration des douanes.

Acheminement, dédouanement et livraison

Réservation auprès d'une compagnie qui accepte la classe concernée, suivi du dossier, formalités douanières et livraison finale. Un seul interlocuteur du début à la fin.

Questions fréquentes

Ce que les expéditeurs nous demandent

Quelle est la différence entre l'ADR, l'IMDG et l'IATA DGR ?

Ce sont trois réglementations pour trois modes de transport. L'ADR encadre la route, le code IMDG le transport maritime, et les IATA Dangerous Goods Regulations le fret aérien. Une même marchandise peut être acceptée par l'un et refusée par l'autre, ou exiger un emballage différent. C'est pour cette raison que le mode de transport se décide avant l'emballage, jamais après.

Quels documents dois-je fournir pour expédier une marchandise dangereuse ?

Au minimum : la fiche de données de sécurité (FDS) du produit, une déclaration de marchandises dangereuses signée par l'expéditeur, et selon le mode, un certificat d'empotage du conteneur. La FDS est le document de départ — sans elle, aucune classification n'est possible. Demandez-la à votre fournisseur dès la commande, pas au moment de l'expédition.

Comment savoir si mon produit est classé dangereux ?

La fiche de données de sécurité le dit : la section 14 indique le numéro ONU, la classe et le groupe d'emballage. Beaucoup d'expéditeurs découvrent trop tard que leur marchandise est réglementée — batteries au lithium, aérosols, parfums, peintures, produits d'entretien, engrais. Envoyez-nous la FDS, nous vous répondons rapidement.

Les batteries au lithium sont-elles concernées ?

Oui, et ce sont parmi les envois les plus contrôlés. Elles relèvent de la classe 9 et les règles diffèrent selon qu'elles sont seules, contenues dans un équipement ou emballées avec. Les compagnies aériennes appliquent des restrictions strictes et refusent régulièrement des envois mal préparés. Ne les déclarez jamais comme marchandise ordinaire.

Puis-je grouper de la marchandise dangereuse avec d'autres marchandises ?

Parfois, mais pas toujours. Certaines classes sont incompatibles entre elles et ne peuvent pas voyager dans le même conteneur. C'est une vérification que nous faisons systématiquement avant de proposer un groupage — un mauvais assemblage ne coûte pas seulement un retard, il fait courir un risque réel.

Combien de temps prévoir en plus par rapport à une expédition classique ?

Prévoyez un délai supplémentaire pour la constitution du dossier, la validation par la compagnie et parfois une inspection. Ce délai varie fortement selon la classe, le mode et la destination : nous vous le donnons précisément une fois la FDS analysée, plutôt que de vous annoncer un chiffre qui ne vaudrait rien.

Envoyez-nous la fiche de sécurité, nous vous disons ce qui est possible.

Numéro ONU, classe, volume, origine et destination : avec ces éléments, nous revenons vers vous sous 24 heures ouvrées avec une solution et un prix.